juil 6 2011

Hero Corp, symptôme d’un système dépassé ?

Non, cher lecteur, chère lectrice, tu ne rêves pas, un deuxième billet dans la même semaine ! Je sais, c’est tout bonnement incroyable. Et oui, je vais une nouvelle fois parler d’Hero Corp.

Mais comment ne pas faire autrement, alors que Simon Astier était présent au Comic Con le jeudi pour un commentaire audio d’un épisode de la saison 2 (l »épisode 12 pour être précis) et le dimanche en tant que membre du jury du Cosplay show (Cosplay show qui a réservé une belle surprise : la présence d’Alexandre Astier avec un costume on ne peut plus travaillé…) et pour une séance de dédicaces. Et qui dit présence au Comic Con, dit interviews et annonces.

La principale annonce qui a ravi la fan que je suis : la porte s’entrouvre pour une saison 3, saison, qui aux dernières nouvelles, était morte et enterrée. Mais ce possible sauvetage est suspendu à un seul impératif, celui des audiences. En effet, Comédie! va rediffuser la série en septembre et si les audiences sont suffisantes, alors une troisième saison sera peut-être produite. En marge, France4 a profité du Comic Con pour programmer deux nuits-marathon Hero Corp (l’intégralité de la saison 1 le 2 juillet et l’intégralité de la saison 2 le 9 juillet). Mais Simon Astier le dit lui-même (il me l’a d’ailleurs confirmé au détour d’un stand) : ces nuits Hero Corp ne servent à rien et France4, qui ne s’est jamais vraiment investie pour la série, s’est désengagée depuis. Le salut viendra donc de Comédie!

LE PUBLIC D’HERO CORP, BÉNÉDICTION OU MALÉDICTION ?

Cette question a été posée à Simon Astier lors d’une interview groupée lors du Comic Con (interview que vous pouvez voir sur le site de Reviewer.fr ou écouter dans le podcast Kultur Breakdown).

Le public d’Hero Corp est un public fidèle et engagé qui n’a jamais accepté l’arrêt de la série. Les campagnes Pinage Event, les déplacements en masse lors des séances de dédicaces, la mobilisation sur Facebook et Twitter, ont fini par faire entendre la voix des fans.

Les fans d’Hero Corp achètent en nombre les DVD. Mais voilà, les fans d’Hero Corp ne regardent pas en nombre Comédie! et ont piraté en nombre la série. Comme le souligne Simon Astier, ces fans appartiennent pour la plupart à la jeune génération pour qui le téléchargement est un moyen normal de diffusion, sans même envisager une seconde que cela puisse s’apparenter à du vol. Il est vrai que les fans sont assez jeunes (on prend d’ailleurs un bon coup de vieux en séance de dédicaces ;) ) et ils n’ont pas toujours les moyens de s’abonner à Comédie! Sans compter que les chaînes (et en particulier France4) n’ont pas toujours joué le jeu de la promo ne permettant pas de bien identifier les dates et horaires de diffusion.

AÙ-DELÀ DU PIRATAGE, UNE NOUVELLE MANIÈRE DE CONSOMMER LA TÉLÉVISION ?

L’industrie du disque a été totalement transformée par la dématérialisation de la musique et la globalisation du format .mp3 et des baladeurs numériques. Les grandes majors peinent toujours à retrouver leur équilibre et à trouver de nouveaux modes de consommation.

Et s’il en était de même pour la télévision ?

Je le répète, le public d’Hero Corp est jeune et souvent hyperconnecté. Sa manière de consommer la télévision est différente de celle des générations précédente et il est assez difficile de le coincer devant sa télé à une heure précise, un jour précis. Les chaînes évoluent quelque peu sur ce sujet : Canal+ a lancé depuis quelques années sont système de Canal+ à la demande, presque toutes les chaînes rediffusent sur un portail Internet leurs programme durant la semaine qui suit la première diffusion. Mais la sacré-sainte audience n’est prise en compte que pour la première diffusion. Cela ne pénalise pas les séries qui visent le public traditionnel des grandes chaînes. En revanche, cela favorise beaucoup moins les séries dont le public a déjà quelque peu déserté la télévision.

Peut-être que dans un avenir plus ou moins proche, la manière de penser la diffusion et la rentabilité changera, mais c’est loin d’être le cas. Alors, pour sauver Hero Corp, il n’y a qu’une seule chose à faire : regarder Comédie! lorsque Comédie! veut qu’on la regarde. Simon Astier l’a dit mieux que moi au micro du Village.

http://www.dailymotion.com/video/xjmkb1
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mar 6 2011

Mon heure de gloire a sonné (ou comment devenir célèbre sans passer par la case émission de télé-réalité)

Cher lecteur, chère lectrice, demain ne sera plus jamais pareil. Retiens bien cette date historique car dorénavant, tu pourras briller en société en te vantant de ne manquer aucun de mes merveilleux billets. Et si tu as l’immense honneur de me connaître, ne crains pas de voir de la jalousie poindre autour de toi.

Bien sûr, cher lecteur, chère lectrice, je t’imagine piaffer d’impatience et me supplier de t’expliquer comment ma magnificence est enfin apparue au yeux de tous. Je ne te fais donc pas plus attendre : j’ai été citée dans le Flash TOM n°2, excellente émission concoctée par les non moins excellents Dr No et John Plissken. Mais surtout, surtout, énorme cerise sur le gâteau, ce Flash TOM était consacré à mon chouchou Simon Astier qui m’a fait une petite dédicace.

Rassure-toi, cher lecteur, chère lectrice, je saurai garder la tête froide et ne pas glisser sur la pente du délire mégalomaniaque (je te donnerai plus tard mes tarifs de photos dédicacées).

Trêve de plaisanterie, je vous recommande chaudement cette interview très réussie de Simon Astier : il y est à la fois touchant et drôle, voire totalement déchaîné (surtout dans la deuxième partie). Pour les fans absolus d’Hero Corp, rien de bien nouveau sous le soleil, mais comme son frère Alexandre, il porte un regard très intéressant et sans concession sur son métier. Et puis, bon, accessoirement, on parle de moi à 17 : 40 et à 19 : 50 :p

Je remercie vivement le Dr No (que je félicite d’avoir relevé le défi de faire la toute première interview de toute sa vie et qui s’en très bien sorti) et John Plissken d’avoir pensé à moi et de m’avoir permis de poser une petite question. Et un grand merci à Simon Astier qui a eu la gentillesse de se prêter au jeu. Quand je vous dis que les Astier sont des hommes biens, je ne vous mens pas !

Allez, c’est parti !

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jan 14 2011

Hero Corp, c’est fini ?

Je vous en parlais déjà dans mon précédent billet sur les séries françaises, la fin d’Hero Corp semble bien définitive sur Comédie! On doit cette info à John Plissken, qui nous explique les sombres raisons de cette terrible nouvelle.

Les sombres raisons sont bien évidemment pécuniaires : Simon Astier est un garçon formidable et bourré de talent, cela a été un bonheur de travailler avec lui, Hero Corp reste une fierté, mais très peu de monde regarde Hero Corp à l’antenne, donc Hero Corp ne fait pas gagner d’argent. On ne peut nier cette réalité : les fans d’Hero Corp n’ont pas joué le jeu des diffuseurs et ont préféré télécharger plutôt que de payer le sacro-saint abonnement. L’argument semble implacable : ça ne rapporte pas, donc on n’investit pas. Laissons donc de côté la promotion quasi inexistante de la série, sa programmation désastreuse et autres considérations qui semblent secondaires.
Heureusement, Comédie! a trouvé la série bankable qui va lui rapporter gros : Sois riche et tais toi. Quand je vous dis que la France est un pays maudit pour les series addicts, je n’exagère vraiment pas…

Et là, cher lecteur, chère lectrice, tu m’imagines déjà pleurant toutes les lames de mon corps, criant au désespoir, totalement perdue et déboussolée. Je te rassure tout de suite : il n’en est rien.
Il n’en est rien car cela fait un moment que l’avenir de la saison 3 est plus que menacé. Simon Astier ne disait pas autre chose lors des séances de dédicaces pour la sortie du coffret DVD de la saison 2.
Il n’en est rien, car non, Hero Corp, ce n’est pas encore fini. Une BD, façon comics, est prévue pour Noël prochain et racontera ce qui s’est passé 20 ans avant Hero Corp. Une websérie est également dans les tuyaux (bon, ok, ça fait déjà un bail qu’elle aurait dû voir le jour, mais on y croit !).
Il n’en est rien car Simon Astier a été très clair : par respect pour les fans, il compte bien terminer de raconter cette histoire d’une façon ou d’une autre. Certains vont me dire : « Astiera, il dit ça pour être gentil, mais pas sûr qu’il le fasse. » Détrompez-vous, sa reconnaissance et son respect pour les fans (en tant que fan de séries, il sait ce que cela représente pour nous) n’est pas feint.

Fans d’Hero Corp, ne cédez pas au découragement, continuer de soutenir cette série et surtout, achetez la BD !!!!!!!!!!!

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déc 27 2010

Famille Astier, je vous aime ! Ode à Simon

 

Fidèle lecteur, fidèle lectrice, tu sais déjà que la famille Astier compte le talentueux Alexandre. Mais comble du bonheur, elle compte aussi le non moins talentueux Simon, petit frère du sus-nommé.

Comme pour son frère Alexandre, j’ai découvert Simon grâce à Kaamelott. Il y joue Yvain, le beau-frère du roi Arthur : un ado rebelle, fainéant, couard, naïf, ayant quelques petits soucis de vocabulaire et traînant à longueur de journée avec son pote Gauvain. Et il faut bien le dire, il l’interprète à merveille !
Kaamelott cessant d’être diffusée, j’ai quelque peu laissé Simon de côté, regardant du coin de l’œil Off Prime qui racontait la fausse vraie vie de Virginie Efira. Cela n’a pas vraiment cartonné, mais il me faisait toujours bien rire.
Été 2009, Thanandra me parle d’Hero Corp, série créée, écrite, réalisée par Simon Astier et dans lequel il interprète le personnage principal. Elle est alors diffusée sur France 4 et m’en dit le plus grand bien. Ce sont les vacances, j’oublie et le jour où je décide enfin de regarder, la saison venait de se terminer. Les mois passent et j’entends de plus en plus parler de cette série, je vois quelques extraits passer sur la toile et voilà que je regrette amèrement mon étourderie estivale.
Été 2010, la saison 2 d’Hero Corp va être diffusée sur France 4. Cette fois, il est hors de question que je me fasse de nouveau avoir : je suis au rendez-vous tous les soirs et je ne le regrette pas. J’accroche tout de suite et me voilà en train de rire comme une idiote devant ma télé. Après 15 épisodes qui ont filé à la vitesse lumière, je suis en manque : ni une, ni deux, je commande le coffret de la première saison et j’ai droit à un petit sursis.
Vous allez me dire : t’es bien gentille Astiera, mais ça parle de quoi Hero Corp ? Ah, comme il est difficile d’être series addict : faut toujours tout expliquer aux profanes ;-)
Hero Corp parle de super-héros reclus dans un village au fin fond de la Lozère parce qu’avec l’âge, leurs pouvoirs se sont dégradés, parce qu’ils sont fatigués d’être des super-héros ou parce qu’ils doivent se cacher. Bref, ils y passent des jours paisibles jusqu’à ce que The Lord, le terrible super-vilain que tout le monde croyait mort, refasse son apparition. Ils n’ont d’autre choix que de faire venir John (Simon Astier), un civil qui ignore tout de ses pouvoirs et dont le destin est de les sauver tous.
Alors oui, la série est parfois un peu bancale, il arrive parfois que le jeu puisse être perfectionné, mais l’essentiel est sauf : on s’attache aux personnages et on se laisse embarquer. Et surtout, les dialogues sont très réussis et souvent délicieusement absurdes. On aimerait tant que Captain Sahmpoing redevienne Acid Man, on est touché de voir Klaus refuser son pouvoir de télékinésie et tout faire pour être l’homme le plus fort du monde et on prend beaucoup de plaisir à détester les traîtres de service.
Je dois reconnaître que mon chouchou n’est pas John, mais Doug, interprété par le très bon Sébastien Lalanne : un ancien avocat de la mafia, qui se fige dès qu’il détecte un mensonge (qu’il le dise ou qu’il l’entende) et, qui, surtout, gueule en hurlant.
Malheureusement, les audiences n’ont pas été suffisantes et une troisième saison est plus que compromise. Pourtant, cette série décalée vaut vraiment le coup.

Mais revenons-en au sujet principal de ce billet : le petit Simon Astier (je me permets de l’appeler ainsi car il est plus jeune que moi, mais en fait, c’est un grand gaillard).
Voilà donc un jeune homme qui mène de front l’écriture, la réalisation, le jeu et la post-production d’une série au budget minimal et le tout avec maîtrise. Cette série est née d’une envie et il s’est donné à fond pour la mener à son terme et rien que pour ça, je dis chapeau !
Mais Hero Corp, ce n’est pas que la télévision : une websérie est normalement dans les cartons et une BD façon comics sortira pour Noël 2011 et racontera ce qui s’est passé 20 ans avant la série. On n’en a donc pas fini avec Hero Corp et c’est tant mieux !

Et puis, Simon Astier est adorable avec ses fans et j’ai eu l’occasion de m’en rendre compte à plusieurs reprises ;-) . Alors, retenez bien son nom, on devrait continuer à en entendre parler !

Je laisse le mot de la fin à Thanandra :

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