Sherlock : faire exploser les codes pour raconter deux trajectoires

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Et bien voilà, Sherlock, c’est fini. Enfin, au moins pour un bon moment, bien que scénaristes, acteurs et producteurs aimeraient que l’aventure continue, mais les emplois du temps de certains d’entre eux compliquent largement l’affaire.

Tu le sais, cher lecteur, chère lectrice, Sherlock a une place toute particulière dans mon cœur. Et une place de taille. Sherlock est la série anglaise qui m’a donné le goût des séries anglaises. Sherlock est la série qui m’a fait découvrir Benedict Cumberbatch et m’a rendu dingue de cet acteur ô combien talentueux pour la vie. Sherlock est la série dont j’attendais chaque épisode avec fébrilité, dont j’ai été totalement folle durant presque sept ans et treize épisodes. Cet amour inconditionnel n’a pas été de tout repos et sans petites anicroches, mais une chose est sûre, Sherlock sera toujours à part dans mon univers de sériephile.

Et voilà qu’après presque sept ans et treize épisodes, une première ère de Sherlock se termine. Et forcément, cher lecteur, chère lectrice, je ne peux qu’écrire un ultime (enfin, je crois) billet sherlockien qui sera, je l’espère, à la hauteur de la relation particulière que j’entretiens avec ces personnages et ces histoires. Ce billet n’est pas le plus simple à écrire, loin de là, tant les idées virevoltent dans ma tête. Mais je me lance : « the game is on ! »

Attention, si vous n’avez pas encore vu la saison 4, ne lisez pas la suite car je spoile allègrement. Vous voilà prévenus.

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Julia et Astiera qui discutent de The Abominable Bride

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Et oui, cher lecteur, chère lectrice, le Special de Sherlock, The Abominable Bride, a été diffusé il y a 15 jours et toujours rien sur ce blog. Je t’imagine déjà te demandant avec angoisse si mon amour immodéré pour cette série aurait faibli. Sois rassuré(e) : cela n’arrivera jamais.

Si je t’ai fait attendre, cher lecteur, chère lectrice, c’est pour te faire une jolie surprise : un podcast en compagnie de la merveilleuse Julia des Showrunners ! Au menu : nos impressions, nos analyses, les scènes qui nous ont marquées, le point Benedict, l’atmosphère durant le tournage de certaines scènes… Bref, près d’une heure et demie de conversation que nous espérons intéressante. Nous espérons également, cher lecteur, chère lectrice, que tu prendras autant de plaisir à écouter ce podcast que nous en avons eu à l’enregistrer.

SPOILER ALERT : nous détaillons l’intrigue de l’épisode, donc si tu ne l’as pas vu avant de lancer le podcast, ce sera à tes risques et périls !

 

Julia sur Twitter : @_JuliaSteiner

Chaîne YouTube des Showrunners

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Doctor Who saison 8 : moins épique, moins impliquante, mais intéressante

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Voilà, ça y est, la 8e saison de Doctor Who vient de s’achever ce week-end sur BBC One. Et en bonne Whovian que je suis, je ne pouvais pas ne pas écrire un billet bilan sur une saison tant attendue.

Saison tant attendue, car malgré tout mon amour de fangirl pour Steven Moffat, la saison 7 peu réussie m’avait déçue. Saison tant attendue, car elle présente Twelve, le nouveau Doctor, celui qui prend la suite d’Eleven, mon Doctor.

Cette saison 8 est un réel changement, dans l’histoire de la nouvelle ère de la série revenue sur les écrans anglais en 2005 et dans l’écriture de Steven Moffat. En résumé : un Doctor plus sombre et moins empathique, moins de mystères, des intrigues plus centrées sur les personnages. Alors que je viens de terminer cette saison, je dois me rendre à l’évidence : j’aime surtout Steven Moffat lorsqu’il se lance dans des mystères sans queue ni tête.

Spoiler alert : si vous n’avez pas encore vu cette 8e saison, ne poursuivez pas la lecture de ce billet.

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Les personnages féminins et leur sexualité

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Tu n’as pas pu y échapper cher lecteur, chère lectrice, le samedi 8 mars était consacré aux droits des Femmes avec un grand F. Bien que je trouve que cette journée hypocrite et montrant surtout tout le chemin qu’il reste encore à faire, elle me donne une bonne raison de m’atteler à l’écriture d’un billet qui me trotte dans la tête depuis un bon moment déjà : la représentation de la sexualité des personnages féminins. Je sais, cher lecteur, chère lectrice, il s’agit d’un sujet aussi abyssal que casse-gueule. Mais que veux-tu, en bonne féministe, c’est une question qui m’interpelle.

N’ayant pas la prétention d’avoir vu toutes les séries du monde, d’avoir une parfaite connaissance de l’histoire de la représentation de la sexualité des personnages féminins et de fournir une analyse exhaustive, je m’appuie sur ce que je connais le mieux : les séries que j’ai vues et ce qui m’a dérangée ou non en découvrant le représentation de la sexualité de certains personnages féminins.

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Ma saison 3 de Sherlock

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Et oui, cher lecteur, chère lectrice, je n’ai pas pu attendre plus longtemps pour publier ce billet sur la saison 3 de Sherlock. Mais tu sais combien, cher lecteur, chère lectrice, Sherlock tient une place importante dans ma vie de sériephile monomaniaque obsessionnelle. Une place qu’aucune autre série n’avait tenue jusqu’alors (et oui, même Kaamelott et Doctor Who et pourtant que j’aime Kaamelott et Doctor Who).

Cette saison 3 n’a pas fini de susciter remous et débats entre fans désabusés et fans enchantés. Il faut dire que Mark Gatiss et Steven Moffat ont décidé d’aller au bout de leurs envies de fanboys et d’emmener leurs personnages là où ils avaient envie de les emmener. Oui, c’est égoïste. Mais la création n’a jamais été une démocratie.

Bien sûr, si j’étais totalement objective, j’écrirai que ce virage à 180° a de quoi désarçonner, que cette volonté de mettre en avant les personnages et leurs relations a clairement été aux dépens de l’enquête durant le premier épisode, qu’elle a changé les règles du jeu durant le deuxième et que la fin du troisième peut s’apparenter à un caprice de sales gosses. Mais tu le sais, cher lecteur, chère lectrice, je suis tout sauf objective. Et encore moins pour cette série que j’aime de façon totalement irrationnelle.

Et puis, je dois te faire un aveu. Je ne suis pas accro à Sherlock pour Sherlock Holmes et ses enquêtes. Je suis accro à Sherlock pour ses personnages et leurs relations. Durant les deux premières saisons, j’ai guetté chaque scène laissant libre cours au développement des personnages et ne servant pas directement la narration de l’intrigue principale. Durant la deuxième saison, l’humanisation de Sherlock leur a laissé plus de place pour mon plus grand plaisir. Voilà pourquoi j’aurai toujours de la tendresse pour The Hounds of Baskerville dans lequel Mark Gatiss propose de délicieuses scènes entre Sherlock et John. Voilà pourquoi cet épisode comporte ma scène préférée entre ces deux personnages. Voilà pourquoi cette saison 3, voulue par les deux cocréateurs comme celle de la bromance et des personnages, ne m’a pas déçue, même si elle m’a troublée.

Dans ce billet cher lecteur, chère lectrice, je ne te propose pas une totale analyse de la saison 3 de Sherlock. Non, je te propose un voyage au sein de mon intimité de sériephile monomaniaque obsessionnelle et vais te raconter de l’intérieur comment j’ai vécu ces trois épisodes qui n’ont pas été de tout repos pour mon p’tit cœur de monomaniaque obsessionnelle.

SPOILER ALERT : si vous n’avez pas encore vu cette 3e saison et que le moindre petit spoiler vous irrite, ne lisez pas la suite. Vous voilà prévenus.

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