Bilan de Supergirl S2 à mi-saison : une dimension politique pleinement assumée

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En ce début décembre commence une terrible période pour les séripehiles fans de séries de network dont les saisons font plus de 20 épisodes : le hiatus de mi-saison qui dure quelques semaines. Inutile de te préciser cher lecteur, chère lectrice, que ces quelques semaines d’attente sont une torture, même si l’attente fait partie intégrante de la vie du sériephile (et de ma vie de sériephile en particulier). Et bien sûr, d’autre séries font leur apparition durant ce hiatus hivernal. Ce cher Lavoisier avait décidément raison : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Toutefois, ce hiatus est l’occasion de dresser un bilan de cette première moitié de saison. Cette saison 2 de Supergirl était attendue au tournant avec son passage de CBS sur la CW, et donc son intégration totale dans l’Arrowverse, composé d’Arrow, The Flash et Legends of Tomorrow, toutes trois diffusées sur la CW. De gros changements étaient annoncés d’un point de vue scénaristique et budgétaire (et oui, il y a moins de sous sur la CW) : départ de personnages dont l’immanquable Cat Grant, dû au refus de Calista Flockhart de tourner à Vancouver au lieu de Los Angeles, arrivée de nouveaux personnages permanents ou réguliers, dont Superman himself sous les traits sur parfait Tyler Hoeclin que j’avais beaucoup aimé dans Teen Wolf, nouvelles pistes et nouveaux développements des personnages principaux.

Sache, cher lecteur, chère lectrice, que je n’ai pas boudé mon plaisir durant ces huit premiers épisodes et que je peux même te l’écrire : j’ai adoré ces huit premiers épisodes. Après un double épisode d’ouverture particulièrement fun avec Superman, les choses sérieuses ont commencé très rapidement. Et parmi ces choses très sérieuses : une dimension politique. Je sais, je sais, a priori, une série comme Supergirl est à l’opposé d’une série comportant une dimension politique. Mais ce serait vraiment trop sous-estimer le sous-texte qui peut-être développé dans la pop culture. Et, toute proportion gardée, Buffy en est le parfait exemple. Certes, sur ce terrain, Supergirl fait figure d’exception aux côtés de ses camarades de la CW. En effet, aucune autre série de l’Arrowverse explicite aussi clairement un discours engagé (non, non, je n’ai pas peur d’utiliser ce mot). Arrow parle de rédemption. The Flash parle de l’entrée dans  l’âge adulte, d’apprendre de ses erreurs de la famille au sens large, de sang et de cœur. Legends of Tomorrow consiste essentiellement à s’éclater avec les voyages temporels (et cette saison 2, particulièrement fun, est à des années lumière de la précédente). Supergirl n’a bien sûr rien perdu de sa choupitude et de son ton très proche de celui de The Flash mais cette saison 2 promet d’explorer deux thèmes qui attisent les haines : l’origine et l’orientation sexuelle. Et qu’en 2016, une série vue par des enfants et des adolescents s’emparent sérieusement de ces thèmes est une très bonne chose.

Attention, ce billet comprend de gros spoilers.

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Supergirl is my girl

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Me revoilà, cher lecteur, chère lectrice, pour t’écrire sur une série de la rentrée dernière que je n’ai commencé qu’à regarder il y a peu : Supergirl. Oui, oui, une série dont l’héroïne est une super-héroïne qui porte la cape et la jupette. Mais tu le sais, cher lecteur, chère lectrice, les séries sur les super-héros ne me rebutent pas a priori et j’assumerai encore et toujours mon attachement à Smallville, malgré toutes ses imperfections. Mais il y a 15 ans (et oui, 15 ans déjà…), Smallville a été la pionnière du genre : allier super-héros et dramédie, teen show et romance. Sans Smallville, point de Arrow, The Flash et donc Supergirl (ok, ok, les franchises Marvel et DC qui occupent les écrans de ciné depuis une bonne décennie et avec une force particulière ces dernières années n’y sont pas non plus totalement étrangers). D’ailleurs, cette première saison fait plusieurs clins d’œil à son aînée : la Kara de Smalville est présente dans un tout autre rôle et l’un des personnages est surnommé The Blur, nom donné à Clark Kent dans Smallville avant qu’il ne devienne Superman. Dans Smallville, Martha Kent, la mère adoptive de Clark est interprétée par Annette O’Toole qui jouait Lana Lang dans Superman 3 (1983). Dans Supergirl, Eliza Danvers, la mère adoptive de Kara, est interprétée par Helen Slater qui jouait Supergirl dans le film éponyme de 1984.

Mais au fait, Supergirl, ça parle de quoi ? Et c’est parti pour le pitch by Wikipedia : Kara Zor-El, cousine de Kal-El, est arrivée sur Terre, mais avec 24 ans de retard. Elle avait pour mission de protéger son cousin, mais celui-ci est devenu entre temps un super héros respecté de tous. La jeune fille est donc recueillie par une famille d’adoption, la famille Danvers. Grâce à eux, la jeune fille apprend à maîtriser ses super-pouvoirs, mais surtout à les cacher du grand public. Adulte, âgée de 24 ans, elle travaille comme assistante au sein du groupe de média CatCo, dans la ville de National City, située sur la côte Ouest des États-Unis. Une catastrophe inattendue va l’obliger à se montrer telle qu’elle est vraiment aux yeux de tous. Très vite, les habitants de la ville ayant vu ses incroyables capacités, la surnomment Supergirl.

Bon, je reconnais que n’y connaissant rien aux comics en général, je ne connais que très peu de choses sur l’univers de cette Kryptonnienne. Et je n’avais en tête que les insupportables et inutiles Kara et Cat Grant de Smallville. Bref, je ne pouvais qu’être agréablement surprise. Et ce fut le cas dès le pilot. Et mon attachement à la série n’a fait que grandir d’épisode en épisode.

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