Les années passent, les goûts changent

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, encore un billet qui parle de moi et uniquement de moi. Rassure-toi, plusieurs billets concernant ces séries que l’on aime tant sont en gestation plus ou moins avancée. Mais après tout, j’écris un blog, lieu narcissique par excellence, alors il est presque totalement naturel et attendu que j’y écrive sur ma petite personne. Il serait vraiment dommage que je manque à mon devoir (ok, ok, j’en fais peut-être un petit peu trop).

Toujours est-il cher lecteur, chère lectrice, que mes années de sériephilie, réellement née avec X-Files en 1993 ce qui ne nous rajeunit absolument pas, passent bien plus rapidement que je ne le souhaiterais. Les années passent, les dizaines se suivent, mais ne se ressemblent pas tant que ça. Très récemment, je me suis rendu compte à quel point mes goûts ainsi que mes attentes de sériephile avaient changé.

Petit retour en arrière. Durant de très nombreuses années, j’ai été une sériephile lambda collant mon rythme à celui des diffusions des cinq chaînes françaises (et oui, je n’ai jamais été abonnée à Canal+). J’ai donc surtout consommé des séries “mainstream” qui étaient avant tout un très agréable moyen d’occuper mon temps libre. Et puis, en 2005-2006, j’ai découvert le côté obscur des diffusions originales. Au départ, j’ai continué sur le rythme des séries que je suivais déjà : Stargate (fin de SG-1 et Atlantis), Bones, NCIS, 24, Smallville (oui jusqu’à la saison 10 et j’assume totalement), House, Lost, Fringe… La découverte de ce côté obscur m’a poussée à ouvrir mon horizon : j’ai jeté plus qu’un œil attentif au site du feu Le Village, j’ai fait connaissance avec la communauté des sériephiles pur souche. Ma curiosité a grandi et j’ai varié mes plaisirs. Depuis deux ans, je lorgne de plus en plus sur les productions anglaises et nordiques, délaissant quelque peu les séries d’outre-Atlantique.

Il serait simpliste de dire que les séries américaines sont moins bonnes qu’avant. Surtout qu’il y a une grande différence entre les séries de networks et les séries du câble. Ce n’est pas tant que la qualité a baissé, c’est surtout que mes envies de sériephile ne sont plus les mêmes. J’ai vieilli, je suis rentrée dans la vie active, mon temps libre n’est ni aussi libre que durant mon adolescence et ma vie d’étudiante. Et le temps libre que je consacre encore aux séries, j’ai besoin qu’il soit intense, qu’il suscite un fort attachement pour les personnages ou que le sujet traité pose question.

La révélation, si on peut l’appeler ainsi, a été la découverte de Six Feet Under il n’y a pas si longtemps lors de sa rediffusion sur France4. J’aurais aimé voir cette série plus tôt, mais souvenez-vous, je n’ai jamais été abonnée à Canal+ et la diffusion nocturne sur France2 n’a jamais été compatible avec mon rythme de marmotte. Bref, voilà que France4 rediffuse une série qui m’a toujours intriguée et dans laquelle joue Michael C Hall, le Dexter sur lequel je viens de craquer. Et là, j’ai vécu une expérience à laquelle je n’avais pas encore été totalement confrontée : j’ai tout de suite adoré les personnages, j’ai pu m’y identifier en fonction des situations et ce qu’ils vivaient a parfois résonné en moi. Je n’étais plus seulement une téléspectatrice passive passant simplement un agréable moment devant ma télé. J’étais investie dans le récit. Et pour la première fois, j’ai été ébranlée par un final de série. Cela aurait pu me mettre mal à l’aise, mais en fait, j’ai adoré ça.

J’ai alors lâché progressivement les séries que je ne regardais que par habitude. J’ai ouvert ce blog et je suis devenue de plus en plus sélective. Je n’ai ni besoin, ni envie, ni le temps de tout regarder, de découvrir toutes les nouveautés. Et si ce que je découvre ne me fait rien ressentir de particulier, je préfère ne pas continuer. Je n’ai pas forcément besoin de ne regarder que des séries tristes, glauques aux héros torturés et ténébreux, même si je reconnais qu’elles ont de plus en plus ma préférence. Je me suis attachée à Merlin, j’adore le Stiles de Teen Wolf, je suis dingue de Doctor Who. Ces séries ont su m’attraper car je me suis vraiment attachée aux personnages que j’ai vraiment envie de retrouver. Et si j’ai repris Fringe pour ne plus la quitter et être comme une dingue en ce début de saison 5, c’est bien pour les personnages.

Voilà comment ce week-end, j’ai été totalement emballée d’être dévastée par le premier épisode de la minisérie anglaise Single Father, qui fera l’objet d’un billet à n’en pas douter, alors que je me suis presque ennuyée devant le pilot de Last Resort, l’une des nouveautés à ne pas manquer de la rentrée US.

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4 réponses sur “Les années passent, les goûts changent”

  1. Hahahaha, comme par hasard, Single Father… mais qui joue donc dedans ? ^^
    Bon, je ne suis pas allée plus loin que le 1er épisode, non par désintérêt, mais parce que mon anglais n’est pas suffisant que je puisse me passer des sous-titres sur toute la durée de l’épisode. Et ma monomaniaquerie perso fait qu’il FAUT que je comprenne tout, manquer des pans entiers de dialogues ne me convient pas du tout. Or… je n’ai trouvé cette courte série qu’en VO. Comment la regardes-tu ? Si tu as un lien avec des sous-titres dispos, je suis trèèès preneuse… Tu as mon mail, si tu veux bien partager !
    Et… moi je n’ai pas commencé avec X-Files, mais avec La petite maison dans la prairie… c’est dire si ça date.
    Oui, j’assume ! ^^

  2. Voila un article qui éveille une certaine résonance en moi!! 🙂
    Je deviens à force également de plus en plus sélectif, même si parfois cela me peine (j’ai de plus en plus de mal avec Doctor Who par exemple!!). Malgré tout, j’ai parfois des coups de coeurs que je regarde sans trop réfléchir et de manière inconditionnelle(comme warehouse 13). Ennuyée devant last ressort? Pourtant, le pilote est pêchu et ne se perd en route.. Mais bon, c’est aussi une chose que j’ai compris en fréquentant la « blogosphère » série : les gouts et les couleurs…. 🙂

    1. Attention, pas de souci de rythme pour Last Resort. Mais je ne suis vraiment pas rentrée dedans et tout le discours patriotique, l’honneur des militaires et tout ce qui va avec n’est vraiment pas ma came. Du coup, je me fichais pas mal de ce qui pouvait leur arriver, ce qui n’est pas vraiment bon signe.

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